Etre intelligent et heureux !
Adultes ou jeunes surdoués, à hauts potentiels ou intellectuellement précoces…
Comment être heureux lorsqu’on est différent des autres ?
Emmanuelle Bourdin développe son expertise auprès de ces personnes “différentes” pour les aider à déployer tout le potentiel qui stagne en elles.
Quelques caractéristiques de ces personnes atypiques :
- hypersensibilité, hyperémotivité, hyperactivité… hyper tout !
- très grande curiosité, le cerveau est toujours en fonctionnement, se posent des millions de questions, épuisent leur entourage,
- besoin de tout savoir, de tout comprendre tout en se sentant fortement incomprises,
- très grande créativité, imaginaire très développé, parfois réveuses,
- ressentent parfois une profonde solitude, peuvent avoir peu d’amis,
- très forte empathie et intuition, ressentent tous les malheurs du monde,
- grand sens de la justice, de l’équité et de l’humour,
- idéalistes, altruistes,
- tout blanc ou tout noir mais jamais gris,
- peuvent avoir perdu toute confiance en elles, toute estime d’elles-mêmes,
- peuvent souffrir du syndrome de l’imposteur, du complexe de l’albatros ou du syndrome de Cassandre…
Le syndrome de l’imposteur :
Vous avez bien réussi, on vous reconnait plein de talents… et vous êtes certain(e) que vous ne méritez pas autant de louanges, de reconnaissances… Vous croyez que ce que vous avez fait ne mérite pas autant de considération. Ce que vous faites : “c’est rien”, “c’est normal”, “tout le monde peut en faire autant”…
Et bien vous souffrez certainement du syndrome de l’imposteur !
Le complexe de l’albatros :
Pour introduire cette notion, je vous propose un poème :
L’Albatros
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipages
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !
Le Poête est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêche de marcher.
Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)
Tel un albatros, ou tel le poête décrit par baudelaire, le “surdoué” est empêché dans ses grandes ailes dès qu’il abandonne les hauteurs pour se mettre au niveau du commun… Il a envie de rogner ses ailes qu’il perçoit comme un handicap, risquant de perdre ainsi toute sa personnalité, sa beauté…
Le syndrome de Cassandre :
Cassandre est un personnage issu de la mythologie grecque.
Cassandre était dotée d’une très forte intuition. Elle savait, voyait ce qui allait arriver. Mais elle n’était pas crue, pas considérée, pas prise au sérieux…
Elle savait sans pouvoir donner aux autres des preuves de ses convictions.
Elle était enfermée dans la solitude du savoir.
Tel Cassandre, le “surdoué” sait, sans pouvoir donner l’explication et souvent sans pouvoir être compris des autres.
Les “surdoués” : de drôles de Zèbres !
D’après Jeanne Siaud-Facchin (L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir.)
“Et si, comme nous le faisons aujourd’hui pour un certain nombre d’entre nous, nous décidons de les appeler des zèbres ? Dans les classes, nous avons déjà les “bêtes comme un âne”, les “têtus comme une mule”, les “malins comme un singe” ou encore les “bavards comme une pie”, les “muets comme une carpe” alors pourquoi pas “doué comme un zèbre” ? Le zèbre n’est-il pas le seul animal sauvage que l’homme n’a pas su domestiquer ? Son pelage rayé n’est-il pas destiné à jouer avec les ombres et la lumière pour mieux se dissimuler mais soudain apparaître dans toute sa splendeur en se détachant, par ses rayures, de tous les animaux de la savane ? Et n’a-t-on pas l’habitude de parler d’un “drôle de zèbre” pour désigner un individu original, pas banal ? (…) Un zèbre n’est-il pas une désignation à la fois chaleureuse et imagée pour ces enfants différents tout comme le zèbre de la steppe se distingue des autres animaux mais vit néanmoins en harmonie avec la plupart d’entre eux ?”



7 décembre 2011 à 16:45
Décidement, Beaudelaire avait du talent!
Bien vu d’utiliser ce merveilleux poème et de l’associer aux surdoués…
Bravo,
Cdlt,
JB.